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Sauver la planète, vous me faites bien rire

C’est bien beau vos grands projets pour sauver la planète, mais qu’est-ce que chacun d’entre nous est prêt à faire. Renoncer – c’est-à-dire choisir volontairement – à la deuxième voiture, aux voyages en avion, aux maisons de plus de 1500 pieds carrés, au deuxième manteau d'hiver, à la quatrième paire de souliers, au steak trois fois par semaine, aux vacances dans le sud, aux 10 000 $ de dépenses de toutes sortes et pas vraiment utiles par année. Au troisième enfant. Aux bagues en diamant.

Sommes-nous prêts à restreindre notre train de vie? Je ne crois pas. Sommes-nous prêts à diminuer la population de la planète pour sauver les habitats des animaux, des oiseaux, des poissons, des insectes, des arbres? La réponse, c’est non.

Alors, nous périrons tous, et plus vite que moins.

Je me console en lisant Québec Science, en écoutant Les années lumières ou en regardant Découverte, qui présentent souvent des reportages encourageants, des avancées pleines de potentiel. Et je me console en pensant au génie humain qui peut faire de si belles et grandes choses.

Mais la pression que notre espèce exerce sur la nature (un système vivant ayant donc toutes les propriétés du vivant, dont celle de se défendre pour survivre) provoquera inévitablement des réactions, c'est une de ses lois. De quelle sorte seront-elles ? La COVID-19 n’est-elle que le début de l’action pour nous mettre au pas, pour nous re-civiliser ?

©2021, Sauver la planète, vous me faites bien rire, Françoise Charron

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