murs à mûrs
j’imagine un café, du mouvement, des têtes qui s’entrechoquent
la colère, l’enthousiasme et l’éclat des soleils
des coups, des mains libres, des toupets et du vent
des mots vifs débarqués dans l'urgence et l'émoi, noirs sur le blanc de papier
des ventres qui gargouillent
le désir de changement
battre la vie
crier

Des têtes sur des troncs qui flottent
Un air pas d’air
Des yeux lourds qui pendent
Le plat écran
Ne ricoche pas
Ne riposte pas
Vie porte-à-faux
Le ciel et les oiseaux chantaient
Des lignes de la main qui s'évitent
Le rire se meurt
Cargo



