On ne parle plus d’amour

J’écoute les experts et spécialistes en tous genres parler des relations entre les professeurs et les élèves, entre les docteurs et les patients, même entre les parents et les enfants, et je n’entends pas le mot amour, comme aimer les élèves, aimer les patients, aimer les enfants.
On parle de relations saines comme si seules les personnes en bonne santé physique et psychique pouvaient en avoir. On parle de gérer les relations comme s’il s’agissait d’un compte en banque. On parle de développer les habiletés sociales comme si c’était une question de pratiques sportives.
Où est passé l’amour? Est-ce rendu trop quétaine? Est-ce parce que ça pourrait sous-entendre le sexe? Trop associer à la religion chrétienne?
Ce sentiment est devenu le nouveau tabou dans le vocabulaire des dites sciences humaines, et je souligne humaines. Et pourtant, aimer, c’est de l’énergie, une force, une motivation, une mise en action. Comme dans aimer son métier, sa profession. Si on ne l’aime pas, on fait dur. Alors si l’amour est absent des relations, que ce soit avec des personnes, des animaux, des plantes, des maisons, des autos, des vêtements, quelle sorte de vie ça nous fait?
Parce que l’important, c’est d’aimer quelque chose : écrire, courir, peindre, coudre, faire des gâteaux, astiquer la porcelaine, regarder la tv, lire, et même aimer des personnes surtout imparfaites…
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