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Solitude/Isolement?

F
18 mai
2 min de lecture

Je sais que les deux mots sont synonymes, mais pas pour moi. C’est sûr que dans notre monde censément hyperconnecté, ces deux mots sont tabous et, pourtant, les gens ne se sont jamais sentis aussi coupés les uns des autres. Avec nos écouteurs dans nos oreilles et le nez dans notre téléphone, même en traversant la rue, voire pire en conduisant une automobile, avec quoi ou qui sommes-nous réellement en contact. Bientôt, on ne saura plus ce qu’est un paysage naturel. Oui,

Deux arbres côte à côte dans un parc, isolés.

on en verra des tonnes à l’écran, tous copiés/collés par cette malnommée IA – c’est juste un algorithme – à partir de toutes les vues que les humains ont créées en peinture ou en photo ou en dessin, et qu’elle régurgite en nous faisant croire que c’est elle la peintre, la photographe, la dessinatrice.


Bref, tout ça pour ça, et la solitude là-dedans? C’est Alfred de Vigny, ce vieux poète français du 19e siècle, qui en dit quelque chose de bien : « La Solitude seule est la source des inspirations. La solitude est sainte. » Il ne dit pas l’isolement, mais bien la solitude. Car la solitude, c’est un état bien éloigné de l’isolement, c’est la permission d’entrer dans notre jardin intérieur pour aller voir et converser avec ce qui nous anime et nous habite, c’est avoir le temps d’écouter ce que notre âme nous murmure – elle ne parle jamais fort --, c’est aller à la rencontre des personnages qui nous façonnent et qu’il faut connaître pour découvrir qui l’on est. Dans la foule, avec des gens tout autour, nous sommes à tous et chacun, jamais à soi-même. La solitude crée cet espace intime pour se reconnaître et s’aimer. Le moment chéri de bercer nos rêves, de nous raconter nos idées et de trouver l’énergie et le courage de les rendre dans la réalité.


L’isolement, c’est se retrouver derrière une paroi de verre d’où l’on voit le monde vivre sans nous, c’est l’invisibilité aux yeux des autres et de nous-même. Même parmi un groupe d’amis, de proches, même en couple. Se sentir isolé, c’est ne pas compter.


Pour finir sur une note joyeuse, la solitude, c’est aussi la promenade en forêt, près de la rivière, dans notre quartier, tous sens ouverts, l’ouïe fine aux chants des oiseaux, le nez dans l’air à l’affût des odeurs, le regard vif et attentif aux couleurs et aux formes, c’est plonger dans la beauté du monde au bout de la rue.


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Une grande beauté

L’automne est magnifique! MAGNIFIQUE! Les arbres décidus se parent un a un de couleurs chaleureuses et changeantes. Le soleil déclinant de l’automne les fait éclater comme du popcorn en plein jour. Pa

 
 
La nuit

On fait toujours tout un plat de la beauté du jour, de la lumière du soleil qui nous éclaire et nous réchauffe, des couleurs qu’il est possible d’admirer, des choses, faune, flore et personnes que l’o

 
 
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