

Comme une lettre à la poste
De ma plus belle plume à l’encre bleu paon que tu aimes tant, je t’écris comme aux temps révolus, quand le temps durait et que nous avions tout le loisir des longues conversations sur papier. Nous devisions tranquillement de choses et d’autres, de tout et de rien, pour le simple plaisir de se croire ensemble malgré la distance infligée par nos vies dépareillées. J’ai souvenance de ces belles soirées sous le charme de la lampe ornée de l’abat-jour vert forêt, assise à
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16 sept.
L’été des retrouvailles
C’est les vacances d’été, les années 80, un temps hors de l’ordinaire parce que l’École nous abandonne et que nous nous retrouvons dans l’angle mort des parents. Toutes nos ébauches d’aventures, les réelles comme celles issues de notre imagination ou de nos rêves, se mélangent à l’air que nous respirons pour nous prémunir du pollen. Pendant la pause estivale, les mauvaises herbes gagnent du terrain et le nombre des bonnes manières, des bonnes règles d’accord, des bonnes con
Cargo
16 sept.
Dans la peau
Les corps s’aiment, au-delà des sentiments, au-delà des jugements. Pores à pores, pores contre pores. Quand les peaux se rapprochent, la chimie entre en jeu. Le tact aussi. Une main sur un bras, une épaule, le doigt qui glisse. Les peaux s’allument. Incandescence. Ce qui nous lie, ce qui nous tient, ce que savent les couches primitives de notre cerveau bien plus complexe que ce cher néocortex à qui on accorde tant de pouvoir… Quand la peau nous tient, la nôtre, celle de l’aut
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22 juil.


Pâmoison
Je suis tombée en pâmoison devant une fleur, pas n’importe laquelle, une fleur cultivée par La Bouquetière, au nom des plus évocateurs : « Belle Époque ». Dans sa photo en gros plan qui accompagne ce billet, Belle Époque se présente comme une élégante panachée. Ses pétales violet et blanc rappellent les robes pleines de froufrous de ce temps béni à Paris. En la voyant, je n’en croyais pas mes yeux : est-ce bien une tulipe? Se serait-elle mise en robe de bal pour une soirée au
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5 juin




